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La décision du Conseil d’État du 16 juillet 2026 impose l’examen de tous les moyens opérants

La décision du Conseil d’État du 16 juillet 2026 impose l’examen de tous les moyens opérants

Publié le : 26/08/2026 26 août août 08 2026

Un constat s’impose en contentieux de l’urbanisme : la présence d’un motif susceptible de justifier un refus d’autorisation ne dispense pas le juge administratif d’examiner chaque moyen opérant. Dans sa décision du 16 juillet 2026, le Conseil d’État réaffirme cette exigence à propos d’un recours dirigé contre un refus de permis d’aménager.

Pourquoi le tribunal devait-il examiner la compétence de l’auteur du refus ?

Une société avait sollicité un permis d’aménager en vue de réaliser un lotissement. Après le rejet de sa demande, elle avait saisi le tribunal administratif afin d’obtenir l’annulation de l’arrêté. Elle soutenait notamment que le signataire du refus ne disposait pas du pouvoir requis pour adopter cette décision.

Le tribunal administratif n’a toutefois pas répondu à ce moyen. Pour rejeter la requête, il a retenu que le projet méconnaissait certaines dispositions du Code de l’urbanisme destinées à protéger les espaces naturels. Il a également estimé que le maire aurait opposé le même refus sur ce seul fondement.

Cette appréciation ne permettait pas de laisser sans réponse le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’arrêté. Relevant de la légalité externe, ce grief était susceptible d’avoir une incidence sur la légalité de la décision contestée et devait donc faire l’objet d’un examen.

Quelle conséquence le Conseil d’État tire-t-il de l’omission de réponse ?

Le Conseil d’État annule le jugement. Il rappelle que le juge administratif est tenu de répondre à l’ensemble des moyens opérants expressément soulevés par le requérant. L’existence d’un autre motif paraissant suffisant pour justifier le refus ne l’autorise pas à écarter silencieusement une contestation portant sur la compétence de l’auteur de l’acte.

L’absence de réponse entache ainsi le jugement d’irrégularité. Cette omission suffit à en prononcer l’annulation, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres arguments présentés dans le pourvoi. La décision du 16 juillet 2026 souligne ainsi l’importance du principe du contradictoire et de l’obligation de motivation des décisions juridictionnelles, y compris lorsqu’un autre fondement paraît pouvoir soutenir la décision administrative litigieuse.

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